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    Le Fil conducteur

     


    Les personnages qui peuplent mon oeuvre ne sont pas nos contemporains, pas plus d'ailleurs qu'ils n'ont un sens historique au premier abord et d'une façon quasiment analogique, mon monde ne vit pas dans l'action il ne célèbre pas le mouvement. Nous sommes ici plongés dans un univers qui n'exprime rien directement, ou plus exactement, livré à une espèce de presque immobilité, de "ralenti" en ceci, peignant, je ne peins pas la vie ni ne témoigne de ce que je vois. C'est clairement " ici " mon " désir d'être " qui nait et existe.
    Je ne livre jamais mon art au réel mais tout entier le projette dans cette fonction vitale et préservé du monde. qui consiste à " être un individu unique ". Décidant de sa vie, et présidant au destin de son art. Le poète et peintre Édouard Estlin était singulièrement lumineux sur ce sujet . " A mon avis, la poésie comme tous les autres arts fut, est et sera toujours strictement ainsi que distinctement une question d'individualité. Il faut que vous sortiez de l'univers mesurable du faire et que vous entriez dans la maison immensurable de l'être".


    L'acte de peindre repose sur un rapport sensuel avec les choses. La conscience de peindre est associée à la nécessité vitale de peindre, en effet, à l'instar de tous les passionnés, je voue une véritable haine sacrée à la peinture. Et je mentirais pas davantage en prétendant que je l'adore. Il y a une espèce de dignité (on peut, si l'on préfère, parler de salubrité), dans le fait de parfois détester ce dont on ne peut en aucune façon se passer. Le tableau n'est pas moins un cachot qu'une porte sur la liberté. Je m'en plains, je me réjouis, je vocifère, j'exulte mais toujours je reste penché sur mon chevalet.