"Le mouvement et le bourdonnement en tant que signes d’instabilité".

 

 

 

Nikola Zigon "Moving and "Buzzing Around as a Sign of Instability."

 

At the last exhibition of Nikola Žigon that I attended, I felt an irresistible urge and need to touch his pictures with my fingers, especially those featuring fragments of plaster structures. […]

A la dernière exposition de Nikola Žigon à laquelle j’ai assisté, j’ai ressenti un irrésistible besoin de toucher ses peintures avec les doigts, spécialement celles qui comportent des fragments de structures en plâtre. […]

And, lo and behold, under my fingers I felt, after God knows how long, the rough texture of Dubrovnik walls and portals, gnawed away by many rains, gusts of sirocco and tempests, the white rust of time; once again, the noisy summers when we gathered in his studio in the Ramparts, young and tanned, slim and carefree, intoxicated by the beauty and joy of living, came back to life in my mind. All of the above emanated from the canvases of Nikola Žigon as if from a magic box, and also turned into columns supporting the invisible arcades and vaults under which we loved. […]

Et voilà que, sous mes doigts, j’ai senti, après Dieu sait combien de temps, la texture brute des murs et portails de Dubrovnik, rongés par les pluies, les rafales du sirocco et des tempêtes, la rouille blanche du temps ; une fois encore, les étés bruyants où nous nous retrouvions dans son studio des remparts, jeunes et bronzés, me revinrent en mémoire. Tout ce qui précède émanait des toiles de Nikola Žigon comme d’une boîte magique et se transformaient aussi en colonnes supportant les arcades et les voûtes invisibles qui abritaient nos amours. […]

Momo Kapor, écrivain, 2008.

 
Nikola Žigon was born on July 13th 1958 in Ljubljana, Slovenia.

Nikola Žigon est né le 13 juillet 1958 à Ljubljana, Slovénie

 

He graduated in 1991, Belgrade University, Faculty of Art, painting department, class of Professor Moma Antonović.

He is a member of ULUS (Association of Fine Artists of Serbia).

En 1991, il a été diplômé de l’université de Belgrade, faculté des Beaux-Arts, section peinture, classe du professeur Moma Antonović. Il est membre de ULUS (Association d’artistes des Beaux-Arts de Serbie).

He is an exclusive member of Prom Gallery from Munchen (Germany), since 2002.

Depuis 2002, il est un des artistes permanents de la galerie prom à Munich (Allemagne).

One Man Shows

Expositions individuelles

1992. Drawings, Gallery NUBS, Belgrade

1992. "Insight of the door", Installations, video, Gallery DK Studentski grad, Belgrade

1993. "Drawings and one door exhibition", Fine Art Salon Tribina Mladih, Novi Sad

1994. Installations, Cultural Centre Gallery, Novi Sad

 

 

 

1995. "Holy secrets and the key to our endurance", collages, paintings, installations,
Salon of the Modern Art Museum, Belgrade

2000. Paintings, International Gallery, Paris

2000. Paintings and drawings, Yugoslav Cultural Centre, Paris

2001. Paintings Abstraction Gallery, Belgrade

2002. Paintings Abstraction Gallery, Belgrade

2004. Paintings, Prom Gallery Munchen, Germany

2006. Paintings, Gallery Eurocentar, Belgrade

2007. "New day Yesterday" paintings and columns, Progres Gallery, Belgrade

2007. "New day Yesterday" paintings and columns, Moderna Gallery, Budva

2007. Paintings, Gradska Galerija, Bela Crkva

 
2007. Paintings, DKSG, Belgrade

2008. Paintings, Meander Gallery, Apatin

2009. "Shitting", Drawings, New Moment Gallery, Belgrade

2009. "Everness", Paintings, Buća Gallery, Tivat

2009. "Everness", Paintings, Marko Gregović, Gallerz Petrovac

2009. Paintings, Gallery Atelje 212, Belgrade

Nikola Žigon lives and works in Belgrade.

Nikola Žigon vit et travaille à Belgrade.

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Moving and Buzzing Around as a Sign of Instability.

 

Le mouvement et le bourdonnement en tant que signes d’instabilité.

 


Nikola Žigon’s cycle of drawings, now displayed for us to see, has been dynamised through close-ups, and then shaped through speed. Through a forceful simplification – the FLY becomes a SIGN and is imposed, in a sense, as MESSAGE. It is treated as a signal – a warning, forbidding or allowing, channelling or criticising, all this in a constant dialogue with its surroundings. Raised to the level of sign, almost sacralised, through multiplication it brings us back to the flows of mass communication, where the pictural sign has assumed the COLOUR OF AMBIGUOUS MEANING.

In art, as in nature, everything happens in response to “someone’s sign” and everything is reduced to a dialogue about reality, which keeps eluding our control.[…]


Le cycle de dessins de Nikola Žigon, que nous pouvons voir maintenant, a été dynamisé par des gros plans, puis mis en forme par la vitesse. Pour simplifier fortement, la mouche devient un signe et est imposée, en quelque sorte, comme un message. Elle est traitée comme un signal – un avertissement, une interdiction ou une autorisation, une canalisation ou une critique, tout cela en dialogue constant avec son environnement. Elevé au niveau de signe, quasi sacralisée par la multiplicité, elle nous ramène aux flux de communication de masse, où le signe pictural assume la couleur d’une signification ambiguë.

En art, comme dans la nature, tout se produit en réponse au « signe de quelqu’un » et tout se réduit à un dialogue au sujet de la réalité, qui ne cesse d’échapper à notre contrôle […].

 

The artist’s dedication to nature is best reflected in the fact that he is not content with its outward manifestations but “brings to light” what he has discovered, which must be understood and used. The unknown has always provided shelter for true creation. Žigon thus, through this cycle of drawings, actually tries to activate a very attractive form of reality, which is a STATE OF INSTABILITY in every sense. In order that this state should be understood by casual observers, the artist reduces it to dematerialised elements: energy, moving and buzzing about – as temporal sequences, pre-programmed towards aimlessness.

 

L’engagement de l’artiste vis-à-vis de la nature est reflété au mieux par le fait qu’il ne se contente pas de ses manifestations extérieures mais « révèle » ce qu’il a découvert, qui doit être compris et utilisé. L’inconnu a toujours constitué un refuge pour la véritable création. Donc, Žigon, à travers ce cycle de dessins, essaie en réalité de générer une forme très attrayante de la réalité, qui est un état d’instabilité, dans tous les sens du terme. Afin que cet état puisse être perçu par les spectateurs occasionnels, l’artiste le réduit à des éléments dématérialisés : l’énergie, le mouvement, le bourdonnement, en tant que séquences temporelles, préprogrammées vers la désorientation.

 

Marta Vukotić Lazar, MA, Avril 2009

 

 

 

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