Le Parcours de Boris Eloi

Voici plus de trente ans, Boris ELOI s’essayait à l’art en autodidacte, improvisant portraits, saynètes et paysages selon le principe de la peinture sur verre. Une technique pourtant risquée, en ce qu’elle consiste à d’abord dessiner le monde à l’envers, comme de l’intérieur, pour mieux le restituer ensuite dans toute sa majesté formelle.  

​Une démarche audacieuse et ludique, qui correspond à lapremière étape d’un long parcours qui peut se qualifier d’initiatique. D’autant que Boris ELOI, passant à la peinture sur bois puis sur toile, et à de grands formats, aura toujours à cœur d’entretenir le mystère de ses personnages enturbannés et de ses femmes à demi-nues, via des mises en scènes où le temps semble  suspendu, et ou différents indices suggèrent que des pouvoirs occultes seraient à l’œuvre sous les images…

​Un cheminement tendant à un épure du dit et du montré, conduisant Boris ELOI à un profond changement pictural : le noir, le blanc et toute la gamme des gris intermédiaires dominent alors des tableaux centrés sur le corps féminin, dont des visions fragmentaires imposent leur permanence. Une veine qu’on qualifierait à tort d’hyperréaliste, dans la mesure où l’artiste se plaît à y fausser les vérités anatomiques, puis à y introduire, tout récemment, des motifs suggérant que le modèle serait partie prenante d’une énigme. Une stratégie biaise, qualifiable de « réalisme magique » dans la mesure où ces subtiles déformations nourrissent le goût du mystère que cultive Boris ELOI, un peintre remarquable en ce sens qu’il réussit à mettre celui ou celle qui contemple ses œuvres en communication directe avec certains secrets préexistants à nos vies de surface.

Alain Dartevelle

 

 

 

fin

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